MÉTHODE

Le framework ICT,
expliqué sans mystère

ICT (Inner Circle Trader) n'est pas un indicateur ni un signal — c'est une façon de lire le marché à travers le comportement des gros acteurs : où est la liquidité, et où ils vont probablement la chercher. Voici comment TPF structure cet enseignement.

Biais directionnel & market structure

Avant de chercher un trade, un trader ICT commence toujours par le biais directionnel HTF (higher timeframe) : sur une timeframe supérieure (H4, Daily), le marché est-il en tendance haussière, baissière, ou en range ? Ce biais filtre tous les setups pris en dessous — on ne cherche des achats que si le biais HTF est haussier, et inversement.

Ce biais se lit via la market structure : la succession de plus hauts et plus bas. Un Break of Structure (BOS) confirme la continuation de la tendance en cours (un nouveau plus haut en tendance haussière, par exemple). Un Change of Character (CHoCH) signale au contraire un possible retournement — la structure casse dans le sens opposé à la tendance établie. Voir le glossaire pour la définition exacte.

Liquidité — pourquoi le prix va où tu ne l'attends pas

Le marché ne bouge pas au hasard : il se dirige vers les zones où les stops et les ordres en attente sont accumulés — ce qu'ICT appelle la liquidité. Au-dessus d'un ancien plus haut (buy-side liquidity) ou en dessous d'un ancien plus bas (sell-side liquidity), des stops de vendeurs ou d'acheteurs s'accumulent.

Un liquidity sweep se produit quand le prix vient balayer cette zone — déclenchant ces ordres — avant souvent de se retourner dans la direction opposée. Confondre une zone de liquidité avec un simple « support/résistance classique » est l'erreur la plus fréquente chez les débutants : la logique n'est pas la même. Un support classique est une zone où on attend une réaction ; une zone de liquidité est une zone où le prix va probablement d'abord chasser les stops avant de faire quoi que ce soit d'autre.

PD Arrays — les zones d'intérêt

Une fois le biais et la liquidité identifiés, on cherche une zone d'entrée précise : un PD Array (Premium/Discount Array). Les plus utilisés :

Order block — la dernière bougie (ou zone) opposée avant un mouvement impulsif, qui représente une zone où de gros ordres ont probablement été placés.

Fair Value Gap (FVG) — un déséquilibre laissé par un mouvement rapide sur 3 bougies, que le prix a tendance à revenir combler partiellement avant de poursuivre.

Breaker — un order block invalidé qui change de rôle (d'une zone de vente à une zone d'achat, ou l'inverse) après un sweep de liquidité.

C'est la mitigation de ces zones — le retour du prix dessus — qui donne le point d'entrée, pas une intuition ou un chiffre rond.

Kill zones — le bon setup, au mauvais moment, ne vaut rien

Un setup techniquement parfait pris en dehors des heures de volume réel a beaucoup moins de valeur. Les kill zones sont les fenêtres horaires où l'essentiel du volume institutionnel se joue — principalement l'ouverture de session Londres et l'ouverture de session New York. TPF enseigne à restreindre la recherche de setups à ces fenêtres plutôt qu'à trader en continu.

Ce que ce n'est pas

ICT n'est pas une martingale, pas un indicateur à ajouter sur un chart, et aucun élément de ce framework ne garantit un résultat sur un trade donné. C'est une grille de lecture qui, appliquée avec rigueur et une gestion du risque définie avant chaque entrée, donne un cadre reproductible — pas une promesse de gain.

Pour vérifier que tu appliques ces 6 points avant chaque trade, récupère la checklist ICT gratuite de l'équipe TPF.

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